800 milliards de dettes dont la moitié « à cause » des retraites.. Voir Liste et coûts des prestations de protection sociale en France .
Quiconque parle sérieusement des dettes de la France, ne peut que parler de baisser les retraites.
Evidement, tout le monde hurle (ou du moins les concernés) et personne ne se rappelle de la signification du mot « répartition » qui pourtant est simple: les actifs paient au moment T pour les retraités.
En d’autres mots, « j’ai droit à ça car j’ai cotisé » NE VEUT RIEN DIRE !
Certains voudraient une retraite par CAPITALISATION. Ca, ça signifie que CHACUN paie durant sa vie active pour SA retraite.
Or le système a déjà existé en France et ça n’a pas été une réussite.
Entre les 2 guerres mondiales, la France reposait principalement sur un système de retraite par capitalisation, encadré par la loi fondatrice de 1910 sur les Retraites Ouvrières et Paysannes (ROP) et renforcé par la grande loi sur les assurances sociales du 30 avril 1930.
Les salariés et les employeurs versaient alors des cotisations qui étaient accumulées et placées pour financer la pension future de l’assuré à l’âge de 60 ou 65 ans. (https://www.vie-publique.fr/fiches/37939-quelles-ont-ete-les-mesures-prises-pour-les-retraites-avant-1945).
Or l’entre-deux-guerres fut marqué par une forte instabilité monétaire et une inflation massive (notamment après la Première Guerre mondiale). Cette hausse des prix a lourdement érodé la valeur réelle des capitaux placés et des rentes promises aux assurés. (https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2022-12/Doc_11_Saly.pdf)
Les exigences de cotisations sur de longues périodes (jusqu’à 30 ans) rendaient les effets de la loi de 1930 très lents à se concrétiser pour les générations en fin de carrière, s’apparentant davantage à une promesse qu’à une aide immédiate.
Face à l’incapacité de la capitalisation à protéger l’épargne des retraités contre l’inflation et à l’urgence de verser des pensions à une population appauvrie, le modèle a montré ses limites structurelles. Ces difficultés accumulées dans l’entre-deux-guerres ont ouvert la voie au régime de Vichy en 1941, puis aux ordonnances de 1945 qui ont institutionnalisé le système de retraite par répartition en France. (https://enseignants.lumni.fr/parcours/1164/l-histoire-des-retraites-en-france-depuis-la-fin-du-xixe-siecle.html).
Le problème est toujours le même dans la retraite par capitalisation: le risque qui pèse sur l’argent « épargné ».
A noter que souvent, les gens qui veulent une retraite par capitalisation n’ont pas confiance dans les banques et les organismes financiers.. qui pourtant gèreraient tout l’argent ainsi mis de « côté ».

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