Minsk 2015 = Munich 1938 ?

Minsk ou Munich avec Vladimir POutineTout le monde connait plus ou moins ce qui s’est passé à Munich en 1938. Le 30 septembre 1938, par les accords de Munich, Français et Anglais livrent à Hitler la Tchécoslovaquie.

En 2015, une partie de l’Ukraine est contrôlée par des « pro-russes » dont la volonté affichée est de faire sécession puis de se rallier à la Fédération Russe (Rappelons que ce qu’on appelle communément la Russie est en fait un ensemble de fédérations et territoires cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Russie ).

A Minsk, François Hollande, Angela Merkel, le président ukrainien Porochenko et le président russe Vladimir Poutine se rencontrent pour se mettre d’accord.

Hé oui, alors que la partie « pro-russe » de l’Ukraine est officiellement, d’après les russes, autonome, c’est le Président russe qui vient négocier pour elle 😉

La question est donc de savoir si Minsk 2015 = Munich 1938 ..



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Allons sur http://www.herodote.net/30_septembre_1938-evenement-19380930.php où nous lisons:

Conférence de la dernière chance

Après avoir annexé l’Autriche sans coup férir, Hitler réclame en septembre 1938 l’autodétermination pour les 3,2 millions d’Allemands qui peuplent la région des monts Sudètes, en Tchécoslovaquie.

On commence à entrevoir la guerre pour de bon. Pourtant, beaucoup d’Allemands gardent un souvenir amer du désastre de 1918 et rechignent à un nouveau conflit, y compris dans l’entourage du Führer.

Le Premier ministre britannique Neville Chamberlain multiplie les gestes d’apaisement envers Hitler et lui rend visite le 15 septembre puis le 22, après avoir persuadé les Tchécoslovaques de la nécessité de trouver un arrangement.

Hitler choisit de surenchérir et exige une cession des Sudètes dès le 1er octobre suivant, menaçant d’envahir le territoire à cette date… Chacun craint le pire.

Le 28 septembre, alors que la guerre est imminente, le Duce italien Mussolini propose une conférence internationale de la dernière chance… en l’absence des principaux intéressés, les Tchécoslovaques.

Faillite politique

Dès le lendemain 29 septembre, Hitler accueille Mussolini en gare de Munich. Le Britannique Chamberlain et le Français Daladier arrivent chacun de leur côté en avion.

Au bord de l’épuisement, Daladier et Chamberlain finissent par accepter un «compromis» présenté par Mussolini par lequel le gouvernement de Prague est tenu d’évacuer les Sudètes dans les dix jours et de démanteler ses forteresses de la frontière…

Démantèlement de la Tchécoslovaquie

Dès le lendemain, l’armée allemande pénètre en Tchécoslovaquie et annexe les Sudètes. Hitler rectifie de son propre chef les frontières du pays en attendant de le conquérir tout entier.

Profitant de l’intervention allemande, les Hongrois et les Polonais s’emparent les uns et les autres d’un morceau de la Tchécoslovaquie. Les Slovaques obtiennent que ce qui reste du pays soit transformé en un État fédéral avec d’une part la Bohême-Moravie, peuplée de Tchèques (capitale : Prague), d’autre part la Slovaquie (capitale : Bratislava, autrefois Presbourg).

Le même jour, Hitler convoque à Berlin le président tchèque et le somme de «remettre en pleine confiance entre les mains du Führer le destin du peuple et du pays tchèques» sous peine de réduire Prague en cendres. Le lendemain, 15 mars 1939, l’armée allemande occupe sans combat la Bohême-Moravie.

C’est la première fois qu’un État européen est ainsi asservi et réduit à l’état de colonie. De son côté, la Slovaquie devient un pays indépendant mais vassal du Reich.

Défaite des démocraties

L’opinion publique des pays démocratiques est à la fois troublée et soulagée par les accords de Munich. A sa descente d’avion, Neville Chamberlain, toujours plein d’illusions, n’hésite pas à affirmer que le Führer «est un homme sur qui l’on peut compter lorsqu’il a engagé sa parole».

En France, au lendemain des accords de Munich, tous les journaux titrent à la une : La Paix ! Daladier est accueilli à son retour au Bourget par une foule en délire.

Le 5 octobre 1938, Churchill lance : «Nous avons subi une défaite totale et sans mélange (…). Notre peuple doit savoir que nous avons subi une défaite sans guerre, dont les conséquences nous accompagneront longtemps sur notre chemin». La postérité retiendra de lui cette formule, dans une lettre postérieure : «Ils ont accepté le déshonneur pour avoir la paix. Ils auront le déshonneur et la guerre».

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Et en pure fiction, sans bien sûr aucun rapport avec ce qui se passe à Minsk entre français, allemands, russes et ukrainiens, imaginons le texte suivant, pour les générations futures (les changements par rapport à Munich 38 sont en gras pour Minsk 2015):

Conférence de la dernière chance

Après avoir annexé la Crimée sans coup férir, Poutine réclame en février 2015 l’autodétermination pour les 17% de russophones qui peuplent l’est de l’Ukraine.

On commence à entrevoir la guerre pour de bon. Pourtant, beaucoup de russes gardent un souvenir amer de la guerre froide et rechignent à une nouvelle isolation, y compris dans l’entourage de Poutine.

La chancelière allemande Merkel et le président français Hollande multiplient les gestes d’apaisement envers Poutine et lui rendent visite en janvier, après avoir persuadé les Ukrainiens de la nécessité de trouver un arrangement.

Poutine choisit de surenchérir et exige une cession des territoires à l’est de l’Ukraine dès le 1er juillet suivant, menaçant d’envahir le territoire à cette date… Chacun craint le pire.

Le xx/xx/2015, alors que la guerre est imminente, le président Biélorusse Loukachenko propose une conférence internationale de la dernière chance… en l’absence des principaux intéressés, les Ukrainiens.

Faillite politique

Dès le lendemain, Poutine va à Minsk tandis que Merkel et Hollande arrivent chacun de leur côté en avion.

Au bord de l’épuisement, Hollande et Merkel finissent par accepter un «compromis» présenté par Loukachenko par lequel le gouvernement de Kiev est tenu d’évacuer les territoires de Lougansk et Donetsk dans les dix jours.

Démantèlement de l’Ukraine

Dès le lendemain, l’armée russe pénètre en Ukraine et annexe l’est de l’Ukraine. Poutine rectifie de son propre chef les frontières du pays.

Profitant de l’intervention russe, les Biélorusses et les Polonais s’emparent les uns et les autres d’un morceau de l’Ukraine. Les Ukrainiens obtiennent que ce qui reste du pays soit transformé en un État fédéral .

Le même jour, Poutine convoque à Moscou le président Ukrainien et le somme de «remettre en pleine confiance entre les mains de la Russie le destin du peuple et du pays de la Novorossia» sous peine de réduire Kiev en cendres. Le lendemain, l’armée russe occupe sans combat le Dniepr.

C’est la seconde fois qu’un État européen est ainsi asservi et réduit à l’état de colonie. De son côté, la Novorossia devient un pays indépendant mais vassal de la Fédération Russe.

Défaite des démocraties

L’opinion publique des pays démocratiques est à la fois troublée et soulagée par les accords de Minsk. A sa descente d’avion, Angela Merkel, dépendante du gaz russe, n’hésite pas à affirmer que le Président Poutine «est un homme sur qui l’on peut compter lorsqu’il a engagé sa parole».

En France, au lendemain des accords de Minsk, quelques journaux titrent à la une : La Paix ! Hollande est accueilli à son retour au Bourget par Julie Gayet sans culotte.

Le xx octobre 2015, Obama lance : «Nous avons subi une défaite totale et sans mélange (…). L’Occident doit savoir que nous avons subi une défaite sans guerre, dont les conséquences nous accompagneront longtemps sur notre chemin». La postérité retiendra de lui cette formule, dans une lettre postérieure : «Ils ont accepté le déshonneur pour avoir la paix. Ils auront le déshonneur et la guerre».



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Sinon, vous pouvez aller au cinéma voir Leviathan, pour comprendre une certaine réalité russe: http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9viathan_%28film,_2014%29   (ou le télécharger sur http://www.zone-telechargement.com/films/dvdrip-bdrip/74481-leviathan.html  ) ou Il est difficile d’être un dieu d’Alexeï Guerman (si vous aimez Game of Thrones en + gore).

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