Asterix chez les Pictes: bof

Asterix chez les Pictes a été annoncé comme la suite d’Asterix et en quelque sorte l’assurance de la continuité des aventures du petit français que tout le monde admire, malin, dopé, voyageur et rebelle à l’autorité, accompagné de son ami goinfre Bofelix et de l’esprit de tout son village (avec un Abraracourcix qui ressemble drôlement à François Hollande quand même; et Treierweiler ne déparre pas en Bonemine ).

Donc pour – de 10 euros, on peut acheter Asterix chez les Pictes et le lire.

Hé bien bof ..  Ferri et Conrad ne sont pas tombés dans la marmite de l’esprit d’Asterix quand ils étaient petits: jeux de mots bof, pictes bofs, intrigue bof.

La découverte de Mac Oloch (copie d’ Oumpah-Pah) aux abords du village gaulois traine en longueur (avec une ressucée des femmes lui apportant des vivres comme dans le Devin); La transition vers le voyage chez les Pictes est lourde; l’arrivée chez les Pictes est sans intérêt (on croyait bien rigoler avec le lancer de troncs, ça dure moins qu’une pub de station service); les romains sont nuls; le dénouement est à l’aspartame.

Asterix chez les Pictes est une sorte de résumé rapide de tous les Asterix, sans saveur ni odeur, comme une sorte de travail d’étudiant en bd à qui on aurait demandé à son examen final une bd « à la Asterix ».

Bel effort mais du travail d’écolier qui régurgite sans créativité.

Asterix chez les Pictes par rapport aux vrais Asterix c’est comme les livres de Beigbeder par rapport à ceux de Bret Easton Ellis: imitation sans souffle sauf celui qu’on pousse à la fin en se disant « ouf c’est fini ».

Si vous voulez asterix chez les Pictes, achetez le le moins cher possible, il y en a déjà à 6 et quelques euros chez Amazon:

 

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