
Le mouvement des pigeons (ces différents "entrepreneurs" qui se mettent tout à coup à s'insurger sur l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail sans trop détailler les précisions de la nouvelle loi de finance) tombe par le plus grand hasard bien sûr au moment où la bataille Copé Fillon à l' UMP est mise en parallèle de l'éventuel retour de Sarkozy en 2017.
Sarkozy a perdu l'élection présidentielle de mai 2012 en faisant l'objet d'un gros rejet de la population.
Sarkozy durant sa carrière politique n'a jamais vraiment gagné d'élections. Il a manoeuvré adroitement pour sauter Pasqua à Neuilly et a pris le pouvoir à l' UMP lors de l' AVC de Chirac (ce qui faisait de lui de fait le futur président puisque la France est à droite).
Sarkozy a pris des taules dans énormément d'élections mais la réécriture de l'histoire et sa propagande ont gommé ces vérités.
Pourtant, dans sa tête et celle de ceux qui n'ont aucun avenir sans lui (Hortefeux, Guéant, Morano, Estrosi, Ciotti et cie), Sarkozy n'a pas perdu. Pour lui-même, il est comme "sur le banc", devant revenir.
Tout cela ne fait pas les affaires des gens qui à droite commençaient enfin à souffler et à respirer en dehors de la doctrine "tout pour sarko" imposée.
Sans Sarkozy, la droite dans son ensemble allait redevenir force d'idées même si Copé jouait les lèche cul du bilan et Fillon, aux affaires pendant 5 ans avait du mal à expliquer pourquoi il n'avait pas fait plus que la gestion de l'agitation du petit caporal.
Et là pan, Sarkozy revient avec des "confidences" organisées de Pécresse (avec son histoire de Bible et de résurrection) , mémé Chirac (Jacques fais quelque chose pour la faire taire, t'es un patron nom de nom !) et le traitre Le Maire (distillé dans le canard enchaîné).
Au même, moment, comme par hasard, surgit la pensée libérale (enterrée pourtant sous des milliards de dettes et d'embrouilles Goldman Sachs) avec cette affaire de pigeons qui roucoulent à la mort sur la taxe des plus-values sans jamais abordé les réformes structurelles qui ne furent jamais faites durant le mandat de Sarkozy.
Les liaisons entre la Sarkozie et les leaders des pigeons (une quinzaine de personnes) ne sont pas compliquées à trouver.
Alors …. Les pigeons volent-ils de leurs propres ailes en tentant de booster les idées libérales et en négociant par leur grand bruit médiatique un épisode gagnant de la campagne UMP auprès de Copé ou Fillon ou les pigeons sont-ils en service commandé afin de préparer le terrain pour les "idées" que Sarkozy "se permettra de dire Mme Chazal parce que voyez-vous quand on a été président d'un grand pays comme la france et qu'on prend du recul, des idées qu'on n'avait pas viennent" ?
La réponse à cette question n'est pas tranchée car les pigeons sont un mélange de plusieurs races.
Les financiers soutiendront celui qui leur fera gagner de l'argent et ils sont en pleine réflexion.
Ceux qui aspirent à une carrière politique hésitent sur les possibilités d'avenir de Sarkozy ou sur le nouveau cheval sur lequel il faut miser.
Les sarkozystes tentent d'unifier le groupe des pigeons pour apparaître comme les opposants face à Pellerin, Moscovici et autres socialos qui sont assez débiles pour leur accorder de l'importance.
Décordé par son succès, le groupe des pigeons en est même à se voler dans les plumes en reprochant à certains de ses membres de trop tirer la couverture à soi.
L'ambition personnelle est toujours le problème des pigeons, ces rats volants comme dit Timsit.

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