Nicolas Sarkozy est devenu Allemand ou plutôt le Philippe Pétain 2012.
On croyait le fils d’immigré hongrois attiré par le modèle américain bien qu’il ait réussi à se faire élire en France mais non, son modèle est allemand.
Pas encore chancelier ou fuhrer malgré de nombreuses similitudes de langage corporel , Sarkozy est le Philippe Pétain de 2012 ! (pas le Pétain de Verdun mais le Pétain de 1940
On le sait depuis hier soir et les multiples références faites à l’ Allemagne même quand Claire Chazal osa tenter de dire que la France et l’ Allemagne étaient de cultures différentes.
Oubliées les différences de population (l’ Allemagne a une population vieille donc qui préserve une monnaie forte avec peu d’inflation et ne peut pas agir sur la consommation alors que la France a une population plus jeune qui pourrait ocnsommer et aurait intérêt à une monnaie faible).
Oubliés les différences politiques (L’ Allemagne a une structure délocalisée en landers alors que la France est ultra centralisée à Paris).
Oublié le fait que l’ Allemagne de 2012 bénéficie de la formidable main d’oeuvre éduquée, formée et disciplinée de l’ ex RDA.
Oublié le fait que l’ Allemagne a à l’ Est des marchés que la France n’aura jamais tandis que la France a au sud des marchés que l’ Allemagne pourrait ne pas avoir, marchés différents de par leur attente.
Oublié le fait que l’ Allemagne et la France sont concurrents et pas forcément amis.
Oublié le fait que l’ Allemand n’est plus enseigné en France comme il le fut avant (et que par exemple à Neuilly sur Seine patrie d’adoption de la famille Sarkozy, il n’y a même plus possibilité dans les écoles primaires d’essayer d’apprendre l’ Allemand).
Qu’à cela ne tienne ! Pour rassurer les retraités de + de 70 ans qui constituent le socle électoral de Sarkozy, voici que Sarkozy se transforme en Philippe Pétain version 2012 !
Vous rigolez ou croyez à une caricature ?
En 39-40, les blindés allemands faisaient tout trembler sur leur passage et semblaient invincibles.
En 2012, les exportateurs allemands ne laissent aucune place aux industries françaises et semblent invincibles.
En 1939-1940, la France était en pleine débâcle politique et militaire après avoir dominé l’ Europe pendant les années 30.
En 2012, la France perd son triple A et est en pleine débâcle financière après avoir été dans les pays les plus riches du monde.
En 39-40, extrême droite et communisme s’affrontaient en France.
En 2012, Le Pen et Mélenchon s’invectivent dans les medias et font 25-30% à eux 2.
Le 25 juin 40, Philippe Pétain annonçait les conditions « sévères » de l’armistice et décrivait les territoires qui seraient sous contrôle allemand. Pétain annonçait : « C’est vers l’avenir que désormais nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence […] ». Les causes de la défaite sont à rechercher selon lui dans l’esprit de relâchement : « Notre défaite est venue de nos relâchements. L’esprit de jouissance détruit ce que l’esprit de sacrifice a édifié […] »
Relisez ces mots en imaginant que vous les entendez en 2012 ? Ne sont-ils pas ceux du national Sarkozysme ?
Les mêmes slogans et « idées »:
- Fustiger la « jouissance » et la légereté des français
- Opposer le mythe du sérieux travailleur allemand à l’ouvrier français dépassé, fainéant et ancré dans le passé
- Arbeit macht frei
- Travailler plus pour gagner plus
- Travailler maintenant pour gagner ensuite
etc, etc..
avec bien sûr, l’idée de GROUPIR derière l’ Allemagne.
Nicolas Sarkozy n’a pas à la base ce que Philippe Pétain avait avec Verdun ? Qu’importe il s’est construit la Libye.
Nicolas Sarkozy a son Laval, le Fillon, aussi triste que Laval, aussi obscur et à la personnalité aussi torturée et aigrie. Avez-vous remarqué d’ailleurs la ressemblance physique entre Fillon et Laval qui avaient d’ailleurs le même genre de coiffure ??
Voici le texte d’un discours de Pétain à la radio le 30 Octobre 1940:
Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe. Les modalités en seront discutées ultérieurement. À tous ceux qui attendent aujourd’hui le salut de la France, je tiens à dire que ce salut est d’abord entre nos mains. À tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le premier devoir de tout Français est d’avoir confiance. À ceux qui doutent comme à ceux qui s’obstinent, je rappellerai qu’en se raidissant à l’excès, les plus belles attitudes de réserve et de fierté risquent de perdre de leur force. Celui qui a pris en main les destinées de la France a le devoir de créer l’atmosphère la plus favorable à la sauvegarde des intérêts du pays. C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, une unité de dix siècles dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen, que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration. Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d’occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilités l’administration et le ravitaillement du territoire. Cette collaboration doit être sincère. Elle doit être exclusive de toute pensée d’agression. Elle doit comporter un effort patient et confiant. L’armistice, au demeurant, n’est pas la paix. La France est tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur. Du moins reste-t-elle souveraine. Cette souveraineté lui impose de défendre son sol, d’éteindre les divergences de l’opinion, de réduire les dissidences de ses colonies. Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi. C’est moi seul que l’histoire jugera. Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père. Je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi. Gardez votre confiance en la France éternelle.
Remplacez les expressions relatives aux problèmes militaires et politiques de l’époque par le vocabuiliare des difficultés financières de manitenant:
– poids des souffrances de notre pays –> poids de la dette
– charge des frais d’occupation –> charge des intérêts de la dette
La France est tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur (–> vis-à-vis des banques)
Les ministres ne sont responsables que devant moi.
etc, etc, etc..
Hallucinant non ?
Prochaine étape, le STO, mis au point par Xavier Bertrand pour permettre à l’Europe Allemande de continuer à financer une monnaie forte au service de la puissance du Reich ?
Regardez quelques affiches du pétainisme de l’époque et comparez avec les paroles des sarkozystes actuellement, notamment à l’égard des propositions de François Hollande:
Et une petite chanson pour finir, car en France, tout finit par des chansons :






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