Ben Ali est parti, le peuple est en liesse, les médias se congratulent, les régimes politiques félicitent et … ??
Personne ne sait ce qui va se passer et où va aller ou sombrer la Tunisie.
Y a-t-il une opposition structurée en Tunisie ? Une opposition capable de gérer le pays ? Non.
Y a-t-il en Tunisie des islamistes capables de prendre le pouvoir ou au moins de paralyser le pays en répandant la terreur par des attentats, le temps d'attirer vers eux les foules de pauvres gens qui voudront le calme ? Oui.
Les exemples sont multiples de dictateurs ou de rois chassés du pouvoir pour laisser la place à pire qu'eux ou au néant et au désordre.
Que ce soient Nicolas II, Saddam Hussein, Papa Doc, le Shah d' iran ou Louis XVI, que s'est-il passé ensuite ?
Le chaos, l'arbitraire, le bazar et la mort de plein d'innocents suivi du balancier de l'histoire qui installe pour un temps un régime pire que celui qui est parti.
Le grand gagnant de l'affaire tunisienne est Ben Ali.La "révolution" de la rue l'a aidé à partir, à faire son deuil du pouvoir et à aller se la couler douce le reste de ses jours.
On verra dans quelques temps ce que racontent les crétins des médias qui fêtaient le départ de Ben Ali hier quand la Tunisie sera à feu et à sang, dominée par des bandes de criminels ou d' Islamistes, avec les universités qui faisaient sa réputations exangues et encore plus de chômeurs et désespérés.
Au lieu de forcer Ben Ali à des réformes il y a quelques années et d' organiser une transition douce du pouvoir, les politiciens de tous bords ont félicité le régime et rien demandé.
Les Tunisiens, qui ont tout cassé d'un coup, paieront rapidement plus cher que ce qu'ils ont gagné.

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