Malgré l'omerta habituelle des politique et des chefs militaires, enclins à préserver leur carrière en obéissant au pouvoir politique que souvent pourtant ils méprisent, quelques officiers commencent à parler et à diffuser la réalité des choses et des évènements qui se déroulent en Afghanistan.
On nous dit que l'on combat le terrorisme dans ce pays qu'on envahit (puisque jamais aucune assemblée élue ou imposée en Afghanistan n'a appelé les forces occidentales) tout en nous expliquant que la source des problème est au Pakistan. Mais bien sûr, on ne va pas au Pakistan donc concrètement on évite que les rats franchissent le palier sans jamais ouvrir la porte de la cave: bien évidemment, cela n'enlèvera aucun rat.
L' ASAF, Association de soutien à l’armée française communinque donc le texte suivant:
Association soutien à l’armée française Novembre 2009
18, rue de VEZELAY
75008 PARIS
Lettre de l’ASAF 09/05
« Ne pas subir » (Maréchal Jean de LATTRE de TASSIGNY)
« Afghanistan : parler vrai »
A force de parler depuis des
décennies d’opérations de maintien de la paix, de croire, de faire croire ou de feindre de croire que les soldats
français sont des soldats de la paix qui ne font pas la guerre, on arrive
aujourd’hui à une situation sans précédent où des familles de soldats morts au
combat envisagent de déposer « une plainte contre X pour mise
en danger délibérée de la vie d’autrui ».
Mais ces familles savent-elles
vraiment que ce fils, ce père ou ce mari était un soldat et que la raison
d’être d’un soldat est de faire la guerre ? Qu’un soldat est un homme, qui
accepte d’avance le sacrifice de sa vie pour une communauté qui s’appelle la
patrie. Son honneur, il le place dans ce choix et sa fierté, il la tire de
l’appartenance à une institution, un corps, l’armée, dont tous les membres
partagent cette conception de l’engagement personnel. C’est cette idée que
chaque Français porte confusément au fond de lui-même et qui est à l’origine du
sentiment d’admiration qu’il ressent en voyant défiler une troupe.
Ces épouses, ces enfants, ces parents
savent-ils que la guerre revêt essentiellement le caractère de
contingence, où le chef doit souvent décider dans l’incertitude, que
l’adversaire est là pour tuer, et qu’il utilise, à cette fin, toute sa ruse,
son courage, sa connaissance du terrain et son expérience du combat. La guerre
est et demeure, y compris pour nos soldats, une lutte à mort, un temps où le
combattant ne cesse jamais de côtoyer la mort. C’est ce à quoi il se prépare
toute sa vie.
Depuis trop longtemps, dans les
Balkans notamment, on n’a cessé d’associer le nom de soldat à celui de paix
plutôt qu’à celui de guerre. L’opinion
a fini par se convaincre qu’il n’était qu’un membre d’une organisation
humanitaire d’autant qu’on ne montrait de lui que des images de secours et de
sauvetage. Pire, on masquait, on évitait de montrer ses armes.
En Afghanistan, malgré la réalité
de la situation on refuse d’employer le terme de guerre ; on confond
sciemment la finalité et les modalités. La vérité est que pour gagner la paix,
il faut vaincre l’adversaire dans des combats, et que la moindre erreur
d’appréciation est fatale. Il est donc grand temps d’appeler un chat un chat et
de parler dorénavant d’opérations de guerre.
D’autant que ce retour à la
justesse des mots sera bénéfique à notre pays. Les soldats comme les autres Français
en ont besoin. Notre peuple, qui s’est sacrifié
plus qu’aucun autre dans son histoire pour rester libre,
est capable de comprendre et d’accepter la vérité. Il la demande et on la
lui doit. On évitera sans doute ainsi que des journalistes français fassent
l’apologie de nos adversaires, véritable acte de collaboration avec l’ennemi,
en diffusant dans un hebdomadaire à grand tirage des photos honteuses parues
peu de temps après la mort de nos soldats.
Il faut convaincre la nation que,
lorsque ses soldats combattent sur l’ordre de son gouvernement et avec
l’approbation du parlement, elle est engagée avec eux. En outre, les opérations
de guerre imposent aux responsables de donner à l’armée qui intervient en
première ligne, tous les moyens dont elle a besoin et d’assurer aux familles
des combattants leur soutien attentif dans la durée.
Seul ce parler vrai à
tous les niveaux permettra d’éviter que des familles dans la douleur n’en
arrivent à penser que leur proche est mort comme
dans un accident, par la faute d’un de ses camarades ou de ses chefs. Elles ont
besoin de savoir qu’il est mort au combat, dans un affrontement avec un ennemi
sans pitié, et qu’il est tombé pour la France, aux côtés de ses camarades.

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