Jerome Kerviel et la Société Générale ont
commencé leur ping pong avant le volet purement judiciaire qui n’intéressera
plus personne. Jérôme Kerviel prétend que ses supérieurs
savaient ce qu’il faisait tandis que les avocats de la SG prétendent le
contraire.
Si le système de trade des dérivés actions de la Société
Générale, surtout avec quelqu’un comme Christophe
Mianné à sa tête (qui se targue d’être un excellent connaisseur
technique de ces choses à tel point que lorsqu’il fait passer des entretiens de
recrutement, il pose des questions de technique mathématique :-)), est fait
correctement (tant au niveau technique qu’au niveau des alertes fonctionnelles),
alors il est impossible que les positions de Jérôme Kerviel (qui en plus
travaillait sur des choses basiques) n’aient pas été connues.
Si le système de trade des dérivés actions de la Société Générale
n’est pas correct, alors il faut remettre à plat non seulement les
principes qui en sont la base mais tous les logiciels (comme celui-ci par exemple) qui
sont les briques des alertes de ce marché.
De toutes façons, est-ce que la Société Générale (ou d’autres banques)
connait en permanence l’étendue des risques et des positions qu’elle a tant sur
les marchés financiers que dans les divers pays où elle est présente ? La
valorisation des "choses" est souvent faite par des gens qui restent dans leur
bureaux et se basent sur des standards parfois complètement dépassés. On l’a vu
avec l’immobilier il y a quelques années et on le voit quotidiennement dans les
valorisations comptables de logiciels, de start-ups ou de participations
financières: parfois à la hausse, parfois à la baisse mais que faire quand on
promet à ses actionnaires toujours plus de gains avec toujours moins de risques
?
Et les explications internes de la Société Générale ne sont pas aussi claires que leur forme semble le montrer au premier abord.

Laisser un commentaire