Jacques Seguela et Thierry Saussez annoncent la fin des gourous dans leur livre « la prise de l’élysée ».
Les Echos publient une interview intéressante de Seguela à ce sujet. Notamment avec ce passage:
Mais que vous inspirent ses dérapages actuels, en matière de politique étrangère – le Québec tout récemment – ou dans sa difficulté à travailler main dans la main avec le PS ? Et estimez-vous, comme votre co-auteur Thierry Saussez, qu’elle est en train de « flancher » ?
La droite multiplie ses agressions contre Ségolène, car elle sent que, sociétalement, cette élection lui échappe. Au lieu de s’en prendre au fond, à la société de partage, de proximité et de participation qu’elle propose, elle lui « cherche des poux dans la tête » qui n’en sont pas. De Gaulle, le premier, a crié « Vive le Québec libre ! », Mitterrand l’a répété à sa suite et tous les autres socialistes derrière…
Comment voyez-vous la campagne de 2007 ?
Ce sera la campagne des coups bas, à cause d’Internet, où tout le monde peut s’exprimer sans contrôle ni rectificatif, ni punition. Le premier qui a frappé est le clan strauss-kahnien, d’une manière qui n’était pas remarquablement élégante et qui lui est retombée assez directement sur le nez. Mais il s’agira aussi d’une campagne charnière : il y aura un avant et un après Ségolène.
Au sujet des attaques de l’UMP et de ses nervis, un autre article du jour intéressant: « la cellule de guerre de l’UMp sur « pause« ». :
Cessez-le-feu ! Aussi surprenant que cela puisse paraître dans une bataille totale comme la présidentielle, l’équipe de Nicolas Sarkozy chargée de riposter au jour le jour à Ségolène Royal a décidé de mettre momentanément la pédale douce. Sur le mode «on ne tire pas sur une ambulance», les stratèges sarkozystes redoutent les effets contre-productifs de leurs attaques incessantes sur les moindres gaffes, bévues et boulettes de la candidate socialiste. Un comble. «On est obligé de se retenir pour ne pas affaiblir notre message, confie François Fillon, conseiller politique de l’UMP et animateur en chef de la war room au QG de campagne de Sarkozy. Plus que jamais, il faut rester dans notre corridor et ne parler que du fond. S’en tenir aux seuls projets de la candidate et souligner ses lacunes sans donner l’impression d’attaquer la personne. Les Français ont besoin de nous entendre dans la confrontation des idées, ils n’ont pas besoin de nous pour décrypter les erreurs et les insuffisances de madame Royal.»
Déroutés. Depuis début novembre, une petite équipe se réunit deux fois par semaine autour de Brice Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales et principal lieutenant de Sarkozy, pour mouliner les scénarios de campagne et déminer les chausse-trapes. Mais «personne n’avait osé imaginer sérieusement le cas de figure que nous connaissons actuellement, avec une telle accumulation de conneries chez notre adversaire. Nous sommes déroutés», note ce dirigeant du parti qui participe à ces réunions. Autre pilier de la campagne Sarkozy, le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi a attiré l’attention de ses amis sur le «caractère peut-être volontaire des fautes de Ségolène Royal. Face à un candidat assuré comme le nôtre, cela pourrait être un calcul politique de sa part de jouer les naïves et les hésitantes». Du coup, l’UMP regrette de ne pas «contrôler» les snipers isolés, tel le député Lionnel Luca, qui commente quasi quotidiennement avec outrance les aventures de «Bécassine»…
Derrière ces larmes de crocodile, «personne ne pense pour autant que les choses sont pliées», comme dit Fillon. Et l’équipe mise en place pour riposter à la candidate du PS continue, deux fois par jour, à disséquer ses faits et gestes et à préparer formules chocs et argumentaires pour la contrer. Chaque matin et chaque soir, toutes ses déclarations publiques, ses interventions dans les médias et ses déplacements en France ou à l’étranger sont passés au crible. Cédric Goubet et Emmanuelle Mignon, deux plumes de Sarkozy, rédigent des fiches pour donner de la cohérence aux réponses comme aux attaques. Elles sont transmises par Franck Louvrier, chef de la communication, aux membres du parti qui doivent s’exprimer dans la journée dans les médias. Plusieurs fois par jour, des communiqués tombent dans les rédactions via l’Internet pour dénoncer par exemple le «programme fantôme de Mme Royal» (Luc Chatel et Valérie Pécresse) ou l’ «attaque du Parti socialiste sur la franchise» sur les actes médicaux (François Fillon).
«Pas à la hauteur». Tous les jours à 8 heures, les principaux porte-flingues de Sarkozy se retrouvent au siège de campagne de la rue d’Enghien autour de Fillon. Leur objectif : «Laminer Ségolène Royal et installer l’idée qu’elle n’est pas à la hauteur de la fonction.» Dans l’atrium du bâtiment de la rue d’Enghien, les visages les plus familiers de cette cellule de guerre sont les députés Patrick Devedjian, Dominique Paillé, Yves Jégo ou Eric Raoult, les porte-parole Xavier Bertrand et Rachida Dati, le ministre du Budget Jean-François Copé, le trésorier Eric Woerth ou les ex-ministres Alain Lambert et Michel Barnier. Nicolas Sarkozy lui-même vient parfois y faire un tour. Mais il se réserve surtout pour des «réunions d’analyse et de stratégie» autour d’un tout petit noyau de proches : son épouse Cécilia, Claude Guéant, son directeur de campagne, François Fillon et Brice Hortefeux. Pour l’heure, le candidat de l’UMP estime n’avoir aucun besoin de citer et d’attaquer encore sa rivale socialiste
HE OUI, en attaquant trop Ségolène, les nervis de l’UMP risquent aussi de montrer que leur programme se résument à la personne de Nicolas Sarkozy, ce qui est un peu petit même sile personnage surfe bien sur l’actualité…
Bizarre d’ailleurs cette attitude alors que Nicolas Sarkozy tilise si souvent la posture de victime..
Sur le web aussi, les toutous se calment à l’image du webmaster nervi de l’UMP qui depuis 2 jours ne fait plus que son nouveau métier de journaliste dansla nouvelle patrie de Johnny 😉

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