Les mauvaises langues ne pourront pas dire que Sarkozy n’a sauvé personne avec ses mesurettes. Devedjian est sauvé. L’honneur d’un des plus serviles esclaves de Sarkozy pendant sa campagne est enfin sauf.
Devedjian rêvait d’être ministre de la justice (ce qui sera peut-être quand Dati libèrera son prisonnier) et il devient ministre du plan, ministre de la relance.
Les français attendaient un économiste ou un industriel, quelqu’un qui ait vraiment travaillé dans sa vie, quelqu’un qui sache comment fonctionnent les entreprises, quelqu’un qui comprenne qu’on n’embauche pas quand il n y a pas de commandes, quelqu’un qui sache que quand il y a une crise, les entreprises font le dos rond et préfèrent ne rien faire plutôt que de risquer, quelqu’un qui sache que quand il y a une crise les entreprises saines n’empruntent pas (non pas parce quie les banques ne prêtent pas mais parce qu’on ne s’endette pas dans de telles situations), quelqu’un qui sache que les banques ne sont pas la solution, quelqu’un qui sache que tout part de l’industrie, des services, du coeur, quelqu’un qui sache que pur courir vite les baskets et ce qu’on porte comme vêtements comptent moins que le coeur et les jambes ….
Les français ont donc un ministre de la relance non pas économique mais politique. Charge à Devedjian de MONTRER aux français que Sarkozy fait quelque chose, la seule chose qu’il sache faire, s’agiter, promettre et faire oublier la promesse N-1 par la promesse N tant qu’une majorité des moutons qui votent est composée de gogos à mémoire aussi importante que celle d’un embryon de mouche.
Avec bientôt Hortefeux à l’intérieur, Sarkozy retrouvera son dispositif de campagne et donc sont seul objectif, son élection en 2012.
Stratégie: montrer que malgré toutes les difficultés, il mouille le maillot, s’agite, essaie de colmater les brèches.
Comme en France « l’important est de participer » , nul doute qu’il y arrivera si aucun autre homme ou femme politique ne comprend qu’il faut l’affronter directement sur sa méthode, sa personne et bien le mettre au centre de l’énorme tas de m.. économique, social et politique qu’il a créé et crée pour pouvoir mieux montrer comment il manie la pelle pour le transporter ailleurs.
Peut-être aussi y aura-t-il quelqu’un de malin à droite (Copé ?) pour attiser le combat Devedjian contre le franc macon Xavier Bertrand et faire disparaître ainsi toute la bande des coquins et des coquins dans un trou noir.
En attendant cet hypothétique miracle, attendons-nous plutôt à la prochaine nomination d’un des Balkany comme ministre de la culture ou de la ville afin de les récompenser et de dégager une place plus importante pour l’homme qui symbolise la méritocratie républicaine: Jean Sarkozy.
La crise économique ? Sarkozy s’en fout. Il va partir en vacances au Brésil et réfléchir au bon moyen de l’utiliser à son profit.

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